ِسُبْحَانَ اللَِه و بِحَمدِهِ عَدَدَ خَلْقِهِ و رِضَا نَفْسِهِ وزِنَةَ عَرْشِهِ و مِدَادَ كَلِمَاتِه
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L'ISLAM

Témoignage

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La rédaction du Coran

Le Coran a cette particularité que son texte n'a pas été révélé en une seule traite, mais progressivement, fragments par fragments, sur une période qui s'est étendue sur vingt-trois années.

Simultanément, ses versets sont mis par écrit sur ordre du Prophète saws lui-même. Après chaque révélation, en effet, celui-ci dicte à un de ses scribes aussi bien le texte de celle-ci que la sourate où il faut l'insérer. Car la classification des versets les uns par rapport aux autres ne se fait pas selon l'ordre chronologique de leur révélation, mais suivant un ordre différent, qui suit les indications du Prophète saws. Uthman, le troisième calife qui justement est à l'origine des copies coraniques que l'on prétend être les premières traces écrites du Coran, racontait : "Lorsque plusieurs versets étaient révélés au Prophète saws, celui-ci appelait des personnes sachant écrire et leur disait : "Placez ces versets dans telle sourate, celle où sont mentionnés tels et tels sujets". Et lorsqu’un verset lui était révélé, il leur disait : "Placez ce verset dans telle sourate, dans laquelle sont mentionnés tels et tels sujets"" (Rapporté par Abû Dâoûd et at-Tirmidhî).

Cette révélation graduelle du texte a permis la promulgation graduelle des règles (obligations et interdictions). L'archivage de l'intégralité du texte coranique se fait lors du califat de Aboû Bakr radi allahu anhu (632-634), autrement dit dans les 2 ans qui suivent la mort du Prophète saws.

Omar ibn Khattâb radi allahu anhu, ayant constaté qu'une bataille, celle de al-Yamâma, a emporté de nombreux Compagnons (1200 musulmans dont 39 grands Compagnons et 70 mémorisateurs) connaissant par cœur l'intégralité du texte coranique, prend conscience du fait que ceux qui mémorisent l'intégralité du texte coranique pourraient tous mourir ainsi subitement, lors de batailles, sans avoir pu former des élèves connaissant eux aussi par coeur la totalité du livre saint ; une partie du texte coranique pourrait ainsi se perdre. Il demande au calife, Aboû Bakr radi allahu anhu, d'ordonner l'archivage de l'intégralité du texte coranique. Aboû Bakr accepte, et charge Zayd ibn Thâbit radi allahu anhu (qui avait été scribe du Prophète et qui lui-même connaît par cœur l'intégralité du texte coranique) de rassembler les divers supports écrits et de préparer une copie du texte coranique intégral.

Mais notre Compagnon bénéficiait de l'assistance d'Allah azawajalb et était aussi accompagné de Sa promesse.

Allah azawajalb dit : " En virité, c'est Nous, qui avons fait décendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien ". (Coran 15/9)

Ces feuillets sont confiés à la garde de Aboû Bakr radi allahu anhu. Après la mort de ce dernier, le deuxième calife, Omar radi allahu anhu (634-644) les reçoit. Après sa mort, ils sont confiés à sa fille Hafsa radi allahu anha1, veuve du Prophètesaws. (Rapportés par Boukhârî)

Sous le califat de Outhman radi allahu anhu, troisième calife (644-656), le territoire musulman s'est considérablement agrandi et de nouveaux problèmes surgissent : chez certains musulmans, 4 types de divergences apparaissent à propos du texte du Coran. Le calife Outhmân radi allahu anhu décide alors d'officialiser un type unique de copie du texte coranique. C'est à cette fin qu'il charge une commission de préparer plusieurs copies (mus'haf) du Coran, commission qui comporte de nouveau Zayd ibn Thâbit radi allahu anhu. Ce qu'il ordonne n'est plus le recensement du texte coranique (celui-ci ayant déjà eu lieu sous Abû Bakr radi allahu anhu), mais la préparation de copies coraniques dotées de certaines particularités et devant être universalisées.

Dans la rédaction du Coran, la difficulté majeure rencontrée par les scribs est que le Coran à été révelé en sept catégories de variantes existant dans la totalité du texte coranique (l'une de ces catégories seulement étant les variantes dues aux différents accents liés aux dialectes).

Cependant, ce n'est pas le Prophètesaws, mais Outhmân radi allahu anhu qui, après avoir consulté de nombreux Compagnons, a décidé que, pour mettre fin aux incompréhensions qui étaient apparues entre les élèves de différents Compagnons, la Communauté musulmane ne devait désormais plus réciter le texte coranique que selon un seul de ces dialectes ; il n'a donc gardé que la "harfu quraysh" : c'est ce qu'on lit depuis. Ces divergences étaient dues au fait que le Coran avait été révélé à l'époque du Prophète saws dans sept dialectes différents (sab'a ahruf, 7 harf ) afin de simplifier son accès aux Arabes qui étaient pour la plupart illettrés.

Outhmân radi allahu anhu disait :  "Si vous et Zayd ibn Thâbit divergez à propos de la forme arabe de quelque chose du texte coranique, alors écrivez-le d'après le dialecte des Quraysh. Car le Coran a été révélé dans leur dialecte" (Rappoté par Boukhârî 4699). Et en effet, ils eurent un désaccord au sujet du terme coranique "التابوت" ("at-tâbût") (Coran 2/248) : les trois qurayshites de la commission disaient : "التابوت" ("at-tâbût"), alors que Zayd ibn Thâbit disait : "التابوه" ("at-tâbûh"). Ils en référèrent donc à Uthmân, qui leur dit : "Ecrivez-le : "التابوت" ("at-tâbût"), car le (Coran) a été révélé selon le dialecte des Quraysh" (at-Tirmidhî, 3104). Le propos de Outhmân radi allahu anhu était donc de donner préférence à la prononciation qurayshite en la matière, car cela était mieux.

il y a, d'une part, institué un ordre précis des sourates ;

il a également, par ce moyen, fait connaître à tous les musulmans quels sont les versets dont la récitation avait été abrogée par le Prophète lui-même, et empêché la récitation, en tant que texte coranique, de versets abrogés de récitation (mansûkh ut-tilâwa) ;

il a également, par ce moyen, empêché que l'on pense d'un commentaire du Coran qu'il faisait partie du texte du Coran ;

enfin la graphie de ces copies était à même d'englober différentes variantes de récitation enseignées par le Prophète (c'est ce que a écrit partiellement Ibn Abî Hishâm, cf. Fat'h ul-bârî, 9/39), et Outhmân radi allahu anhu a donc englobé différentes variantes dans le texte même des copies du Coran. Cependant, Uthmân n'a pu alors donner place, dans ces copies, qu'aux variantes qu'une même graphie pouvait englober.

Quant aux autres variantes qu'il n'a pas incluses :

soit elles avaient été abrogées (mansûkh) lors de l'ultime révision entre le Prophète saws et Gabriel alaihisalam, mais de nombreux Compagnons radi allahu anhum ne le savaient pas encore, et Outhmân radi allahu anhu fit connaître cela par le biais de ses copies ;

soit elles n'avaient pas été abrogées, mais Outhmân radi allahu anhu n'eut pas d'autre choix que celui de les délaisser (mat'rûk).

Ce genre de variantes, relatées par Ibn Mas'oûd radi allahu anhu et autres, qui ne peuvent pas être lues à partir de la graphie des copies Outhmaniennes, avaient déjà été abrogées lors de l'ultime révision par le Prophète saws et Gabriel alaihisalam. Cependant, Ibn Mas'oûd radi allahu anhu et ces autres Compagnons radi allahu anhum n'en avaient pas eu connaissance. Par contre, Zayd ibn Thâbit radi allahu anhu, lui, le savait, et c'est pourquoi Outhmân radi allahu anhu le nomma à la tête de la commission chargée d'élaborer la graphie des copies coraniques à universaliser.

 Allah

Que Dieu me pardonne et me guide pour tout ce que j’aurais pu mal interpréter dans cette étude et ailleurs.
Qu’Il puisse nous guider vers une meilleure compréhension de Sa révélation afin que nous puissions nous
purifier et accroître notre savoir. incha' Allah