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 La vie commerciale

L'islam a des valeurs et des principes à suivre, ne jamais tromper dans la marchandise, c'est un postulat. Les transactions doivent être couronnées par la justice, l'équité, la transparence et le consentement mutuel des contractants.

On pourrait définir les transactions étant des règles légales relatives aux accords passés entre deux parties ou plus, à l’issu desquels découlent des échanges de biens, de services ou autres. Puisque nul ne peut se passer de ces échanges, il se doit de connaître les règles liées à l’opération qu’il souhaite concrétiser. D’où l’importance de l’apprentissage de cette science qui concerne le quotidien du musulman. Combien s’engagent dans des transactions sans en connaître le statut légal, comme c’est le cas des transactions usuraires que l’on ignore ou maquille sournoisement par des prétextes sans fondement.

Sur les principes précités, on peut dire que dans toutes les ventes permises, à l’exception des choses qui sont interdites comme la dissimulation, la falsification, le dol, la tromperie, le fait de cacher les défauts, de mélanger la basse qualité avec la bonne, de taire les défauts, de la marchandise, (ce dont la mention déplairait à l’acheteur), la vente sur pieds des fruits et légumes, vendre un produit dont on n'a pas la possession, la vente à terme à paiement anticipé, le stockage spéculatif de toute marchandise ou diminuerait le prix de vente.

En ce qui concerne les transactions, Allah azawajalb, nous met en garde contre les biens gagnés par des moyens illicites, et ce, dans une infinité de versets coranique. Parmi ces derniers, nous pouvons citer les suivants :

Allah azawajalb dit : "Ô les croyants ! Que les uns d’entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu’il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. ..." (Coran 4/29)

Allah azawajalb dit : "Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens ; et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment.". (Coran 2/188)

Les biens que nous possédons et que nous utilisons pour vivre appartiennent à Allah azawajalb. Il nous les a confiés pour que nous en fassions usage conformément à Ses ordres.

Si on veut qu'Allah azawajalb fasse que notre commerce soit prolifique, soyons honnête. Puisque c’est Allah, qui accorde la subsistance (Al Razzaq) et que vous désirez être comblé de Ses richesses, alors dépensez en aumône sincère. En retour, Al Razzaq ne sera qu'encore meilleur et plus abondant.

Allah azawajalb dit : "Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la Salât, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise !   (Coran 31/16-17). Conseilla Lûqman à son fils.

Ce qui est interdit de façon absolue

Ce sont les choses qu’Allah azawajalb a prohibées pour elles-mêmes, qu’il est interdit de vendre, d’acheter ou de louer. On ne peut pas non plus participer à leur production et à leur diffusion auprès des gens. Exemples de ce que l’islam a rendu interdit en soi (de façon absolue) :

• le chien et le porc.

• Le cadavre d’un animal ou une partie du cadavre.

• Les boissons enivrantes et alcoolisées.

• Les drogues et tout produit toxique pour le corps.

• Les outils diffusant la dépravation au sein de la population.

• Les statues, les idoles et les représentations des divinités adorées.

Ce qui est interdit en raison de son mode d’acquisition

Il s’agit d’un bien qui en soi est licite, mais qui devient illicite à cause de la façon de l’acquérir, pour cette raison, il devient interdit. C’est en ce sens que les gens de science mentionnent que l’interdiction de certaines ventes revient essentiellement à quatre causes :

• L’intérêt (Celui qui pratique, celui qui y use, mais aussi l'intermédiaire),

• Le caractère aléatoire et inconnu de la transaction,

• L’injustice,

• Le jeu de hasard.

L'intérêt :

Allah azawajalb dit : "Ceux qui mangent (pratiquent) de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu’ils disent : "Le commerce est tout à fait comme l’intérêt". Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt. ...". (Coran 2/275)

Allah azawajalb dit : "« Ô les croyants ! Craignez Allah ; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. ". (Coran 2/278)

Le Messagersaws a dit : "L'usure comporte soixante-treize degrés. Le moins grave est comparable à l’inceste que commet l’homme avec sa mère". (Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Cheykh Al Albani)

Le Messagersaws a maudit celui qui se nourrit d'usure (Ribâ), celui qui la produit, celui qui l’enregistre et celui qui en sert de témoin… Il a dit qu’ils sont tous pareils. (Rapporté par Mouslim)

Le caractère aléatoire et inconnu de la transaction

C'était interdit par l’islam pour prévenir les conflits, les préjudices, les lésions. C’est interdit même si les parties sont consentantes. En effet, le Prophète saws, a interdit la vente hasardeuse (entachée d’incertitude). (Rapporté par Mouslim)

Par exemple, ce contrat le d'assurance est aléatoire, car cela concerne un accident éventuel dont la survenance n'est pas certaine et assimilable au jeu de hasard en raison des risques qu’il présente en termes de transactions.

 L’injustice :

L’injustice compte parmi les méfaits les plus réprouvés par l’islam.

Le Messager saws a dit : "L’injustice est cause de ténèbres le jour du jugement". (Rapporté par Boukhâri et Mouslim)

S’approprier indûment le bien des gens, même d’une valeur minime, est un grave péché, un crime dont l’auteur encourt les pires tourments dans l’au-delà. Le Messager saws a dit :"Celui qui lèse autrui en s’emparant ne serait-ce que d’un empan de terre, sera, le jour du jugement, attaché au cou à l’aide de cette parcelle jusqu’à la septième terre". (Rapporté par Boukhâri et Mouslim)

Le Messager saws a dit : "Celui qui nous escroque n’est pas des nôtres". (Rapporté par Mouslim)

Le contexte dans lequel le Messager saws a tenu ce propos est le suivant : il est parti au marché, y a trouvé une denrée alimentaire amoncelée, mit sa main dedans et, constatant que c’était humide à l’intérieur, il demanda au vendeur : "Ô toi propriétaire de cette denrée, c’est quoi ça ?" et celui-ci de répondre : "Ô messager d’Allah, elle a été touchée par la pluie.", à quoi le Prophète saws lui dit : "Pourquoi ne pas l’avoir placée en haut pour que les gens la voient ?" puis d’ajouter : "Celui qui fraude n’est pas des nôtres". (Rapporté par Tirmidhi)

Le pot-de-vin est réprouvé, par exemple un homme donne de l’argent ou rend un service afin de bénéficier d’un avantage auquel il n’a pas droit. C’est une forme d’injustice et un des pires péchés puisque le Prophète, ⁣saws a dit : "… a maudit le corrupteur et le corrompu". (Rapporté par Tirmidhi).

Toute société dans laquelle le pot-de-vin devient courant finit par être corrompue et par se désagréger tandis que son épanouissement et son progrès cessent.

Le jeu de hasard :

Le jeu de hasard se définit par toute transaction dans laquelle se lance l’individu au terme de laquelle, soit il emporte une somme d’argent ou un bien, soit il perd une somme d’argent ou un bien. La plupart du temps, il s’agit de concours et de divertissements où des participants, concurrents ou parieurs, se mettent d’accord que le gagnant récupère la mise du ou des perdants. Quel que soit le participant, il est soit gagnant, raflant l’argent des autres, soit perdant.

Allah azawajalb a déclaré que le péché dû au jeu de hasard et le préjudice qu’il cause sont plus importants que son profit et son utilité. Allah azawajalb  a dit : "Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : "Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité". ..." (Coran 2/219)

Allah azawajalb a décrété que le jeu de hasard est moralement impur en raison de sa perniciosité et de son effet néfaste sur l’individu et la société. Il a alors ordonné de le délaisser ; en expliquant qu’il provoque la division, la haine, l’abandon de la prière et du rappel d’Allah. En effet, les joueurs ou parieurs sont généralement des amis. Il suffit que l’un d’eux soit gagnant et qu’il emporte ainsi leur argent pour qu’ils se mettent à ressentir de la rancune à son égard. Ils garderont ainsi en eux de l’inimitié et de la jalousie. De plus, il détourne des obligations, des prières et de l’évocation d’Allahazawajalb. En plus du fait qu'ils dilapident leurs biens et de la dissipation des richesses. À cause des jeux, ils subissent de grandes pertes. Le joueur est touché par l’addiction, car s’il gagne, il devient encore plus avide et désireux de jouer pour engranger de plus en plus et s’il perd, il persiste à jouer dans l’espoir de récupérer ce qui a été perdu. Or, les deux situations empêchent d’aller au travail et conduisent à la destruction de la société.

Allah azawajalb a dit : "Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimitié et la haine, et vous détourner d'invoquer Allah et de la salât. Allez-vous donc y mettre fin ?" (Coran 5/90)

Nous devons être convaincus que l'argent est un moyen et non une fin en soi. C’est pourquoi l'Islam n’apprécie guère celui qui consacre toute son énergie à amasser les biens au point de considérer une telle activité comme étant une fin en soi. Donc, l’acquisition des biens ne doit pas outrepasser les limites du cadre fixées par la législation d’Allah azawajalb.


Wa Allâhou A’lam
Allah azawajalb est le plus savant

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Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur Ton serviteur et Messager, notre Prophète Mohammedsaws, qu’Allah azawajalb soit satisfait de ses successeurs (califes) bien dirigés, les imams bien guidés : Abou Bakr, 'Omar, 'Othman et Ali et tous les autres compagnons radi allahu anhum et ceux qui les ont succédé et ceux qui ont succédé à ceux-là sur le même chemin jusqu’au jour de la résurrection.

Je demande humblement à Allah azawajalb de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans 
sous la bannière du Prophète Mohammed saws afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.

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