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La vie religieuse 

Les musulmans suivent la religion et le message de tous les Prophètes et Messagers qui ont été envoyés à l’humanité sur l’ordre d'Allahazawajalb, c’est-à-dire l’islam.  Le mot « islam » est un mot arabe qui signifie littéralement " soumission "; et les musulmans sont ceux qui se soumettent volontairement à Allah azawajalb et qui Lui obéissent activement, vivant en conformité avec Ses recommandations.

La vie religieuse d'un musulman est régie par un ensemble de pratique qu'on applique par étapes et enseigne à nos enfants depuis leurs naissances. Un enfant à sa naissance est musulman par essence (Fitra), puis, ce sont les parents, ou tuteurs et les fréquentations (de l'âge adulte) qui feront de lui un soumis (musulmans) ou ignorant (athées, chrétiens, bouddhistes, etc.)

La vie du musulman tourne autour de son adoration d'Allahazawajalb. La croyance et l'adoration sont basées sur les enseignements du Coran et de la sounna. Ce mode de pensée le pousse à un mode de vie plus vertueux, tant en public qu’en privé, adorer Allahazawajalb, s’efforcer de suivre la bonne voie et accomplir de bonnes actions.

Rechercher la science est une obligation pour tout musulman, c'est-à-dire que demander la science de la religion est une obligation pour tout musulman responsable. Il est un devoir d’apprendre tous les sujets de la religion dont on a besoin au quotidien. Le musulman ne peut pas se contenter d’imiter les actes faits par d’autres musulmans que ce soit pour la prière ou autre. Même si la personne a une intention sincère, ce n’est pas suffisant. Il faut que l'intention soit suivie par les actes. Il faut que l’acte soit en conformité avec les lois de la religion. Il est donc nécessaire d’apprendre quels sont les piliers de cet acte d’adoration, ses conditions de validité, ce qui l’annule, etc.

Les différentes étapes commence dès la naissance, l'enfance, le passage à la puberté, la notion de Halal et Haram, le bien et le mal, La prière, la mosquée, le ramadan, le mariage, le pèlerinage à la Mecque, les fêtes, les funérailles. En bref, le sens de la vie.

La naissance

A la naissance, le père le prend le bébé dans ces bras et lui récite le adhan.

A la naissance d’un enfant de parents musulmans, ces derniers le font directement entrer dans l’islam. Pour ce faire le père lui chuchote dans l’oreille droite l’adhan (l'appel à la prière à l'oreille droite), puis la formule dite avant la prière à l'autre oreille. D’un point de vue culturel, c’est une manière d’accueillir l’enfant dans la communauté des croyants, et d’un point de vue religieux, il s’agit de protéger l’enfant contre le diable (Shaytan). Ensuite, il n’est pas rare de voir des parents mâcher une date et en déposer le jus sur les lèvres de leur enfant. Après le septième jour de vie de l’enfant, les parents doivent le nommer, et s’il s’agit d’un fils, lui couper les cheveux et faire un don d’argent aux pauvres. En ce même jour, c'est-à-dire le septième jour, a lieu la ’aquiqaa, qui consiste au sacrifice d’un animal, selon les moyens des parents, qu’il faudra partager avec la famille, les amis, le voisinage et les pauvres. Enfin, à partir du septième jour, le bébé s’il s’agit d’un garçon peut être circoncis (tradition non religieuse et occasion d'un événement familial), comme le veut la tradition islamique héritée du temps d’Abraham. La circoncision (Tahara, à savoir purification en arabe) est très pratiquée chez les musulmans.

L'enfance

Jusqu'à 6 ans, l'enfant reste dans le monde des femmes qui l'éveillent à la religion. Après, le père prend le relais pour les garçons. La medersa, école coranique, donne une forma­tion religieuse, morale et historique. À l'adolescence, il fréquente la mosquée.

Le passage à la puberté

Il n'y a que peu d’obligation faite à l’enfant en Islam, bien qu’il soit fortement conseillé aux parents de les familiariser au Coran aussitôt qu’il est possible à l’enfant d’en avoir la compréhension. À partir de l’âge de 7 ans, les enfants, filles (le port du voile est obligatoire pour la prière) comme garçons, doivent être initiés à la prière, il n’est néanmoins pas obligatoire de le faire tout de suite, mais il est impératif, selon la Sunna, que les parents aient enseigné la prière et la lecture du Coran a leurs enfants avant à la préadolescence (10 ans).  Pareillement, le jeûne devient obligatoire à la puberté pour tout jeune musulman qui en a la capacité physique.

La notion du Halal et du Haram

Halâl signifie licite et haram signifie interdit . Le halâl est une notion vaste qui recouvre plusieurs choses. Dans la pratique quotidienne, il fait surtout référence à la réglementation qu’implique l’Islam en matière culinaire. Les musulmans sont autorisés à manger de ce qui est pur et propre. Par principe, tout est halâl, sauf ce qui a été explicitement précisé comme étant haram, comme les dépouilles d’animaux morts , le sang, le porc, l’alcool , la viande d’animaux morts de strangulation, la viande dont un animal s’est déjà nourri.

Pour être halâl une viande doit émaner d’un animal qui a été tué selon le rite islamique. Il faut pour cela que l’animal soit égorgé sans violence préalable, et que soient prononcées El Takbir, les paroles suivantes en arabe "Au nom d’Allah, Allah est grand". Cette phrase est prononcée afin de rappeler au musulman que la vie est sacrée, et qu’elle ne peut être ôtée qu’au nom et avec la permission d’Allah, dans le but légitime de se nourrir. Beaucoup de musulmans s’abstiendront de manger une viande s’ils ne sont pas surs de sa conformité aux règles du halâl.

L'alimentaire

Pour que la viande soit halâl, il existe 3 conditions :

  1. instrument bien aiguisé, faisant jaillir le sang, coupant les vaissaux sanguins,
  2. à la gorge ou haut de poitrine pour provoquer la mort rapide et sans souffrance,
  3. prononcer le nom de Allahazawajalb - exclusivement.

Source : Le licite et l'illicite en Islam - Dr. Youssef QARADHAWI

Le Coran et la sunna spécifient les aliments harâm ainsi que les conditions sous lesquelles certains aliments deviennent halâl.

Allahazawajalb dit : "Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d'une chute ou morte d'un coup de corne, et celle qu'une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu'elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu'on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd'hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi." (Coran 5/3)

Quant aux produits d'abbattage des gens du livre, à partir du moment où ils prononcent le nom d'Allahazawajalb exclusivement, c'est halal. Sauf que les produits des gens du Livre ne sont plus halal du fait qu'ils ne remplissent pas les 4 conditions suscitées. où ils ne prononcent rien, où ils éléctrocutent.

Porter le voile (hijab) :

Allah azawajalb dit : "Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs grands voiles." (Coran 33/59).

Normalement, à partir de la puberté, les femmes doivent porter le voile qui doit couvrir tout le corps sauf le visage et les mains : sortir sans voile est un péché dans l’islam. Le Hidja a un rôle actif dans la protection de la pudeur, il n'en reste pas moins qu'il s'agit surtout d'une prescription divine et absolue dont l'application de la part de la croyante doit être inconditionnelle.

Le Hidjab inclut également la conduite morale, le comportement, et l'attitude de la personne. La personne qui ne respecte que les conditions vestimentaires du Hidjab ne l'applique que dans l'apparence. Le Hidjab vestimentaire doit être accompagné du Hidjab des yeux, du Hidjab du cœur, du Hidjab de la pensée et du Hidjab de l'intention. Cela inclut également la façon dont une personne marche, la façon dont elle parle, son comportement, etc...

Le Hidjab est le symbole de pudeur de la femme musulmane. Lorsque la femme est pudique, c’est toute la société qui prend le droit chemin également. C’est pour cela que les ennemis de l’Islam s'attaquent toujours à la femme en premier. Ils cherchent à faire perdre la notion de pudeur à la femme, car si elle est perdue, il devient alors facile de dépraver toute la société. Une seule femme peut faire en sorte qu’une centaine d’hommes à la fois s’attachent à elle, si elle le souhaite. Tous les hommes connaissent le pouvoir de séduction de la femme. Elle est la source de l’émoi et c’est pour cela que le Hidjab lui a été recommandé.

Pour que l'homme ne réduise pas la "valeur" de la femme qu'à son corps, l'Islam lui, dit que le plus important, c'est la beauté intérieur ! Oublie la beauté du corps, qui n’est réservée qu’au mari légal.

Le Prophètesaws a dit : • "Je n’ai laissé après moi de pire fitna pour les hommes que les femmes." (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

Le Prophètesaws a dit : " La femme est une ‘awra, un être avec lequel il faut faire preuve de retenue, lorsqu’elle sort de chez elle, le diable la poursuit du regard jusqu’à ce qu’elle revienne". (Rapporté par Tirmidhî, Ibn Khuzayma et Ibn Hibbân)

La médisance :

la médisance est le fait de dire du mal d’une personne ou de dire, pendant son absence, quelque chose qui ne lui plairait pas.

Allahazawajalb dit : "... Ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non) vous en aurze horreur. Et craignez Allah ! Car Allah est Grand  Accueillant au repentir, Très Miséricordieux."  (Coran 49/12)

Ainsi, dire du mal sur une personne lorsqu’elle n’est pas présente, c’est comme manger la chair de son cadavre.

Meurtre et suicide :

Allah azawajalb : " Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. " (Coran 4/93). C’est ainsi qu’Allahazawajalb a promis à celui qui tente à la vie d’un être humain sans raison et intentionnellement.

Le meutre est un acte qui fait partie des grands pêchés et dont Allah azawajalb punit sévèrement le coupable et Le Saint Coran en parle clairement, car le meurtre d’un musulman est plus grave pour Allah azawajalb que la disparition du monde. C'est aussi une grande corruption sur terre et crime horrible, et notre Seigneur nous a averti contre cela, ainsi que notre Prophètesaws.

L’islam assure à tous les hommes le droit à la vie, à l’instruction, à la dignité, à la famille, à la propriété, au travail et surtout à la liberté dans toute son étendue. Ces droits sont humains sans aucune autre considération.

Donc le meurtre est interdit par postulat. Ce précepte est valable en tout temps, sauf en temps de guerre où le fait de tuer n'est autorisé que pour combattre l'ennemie qui à lever les armes contre les musulmans. Allah azawajalb le permet dans ce cas de figure et plusieurs versets du Coran en l'attestent, ce qui d'ailleurs permet à des personnes mal intentionnées de traité l'islam de criminogène, (mais c'est l'ignorance et l'islamophobie qui font dire ce genre de chose) et interprétent ces versets du Livre Saint comme incitatif au crime ou au meurtre.

il est interdit de tuer (c’est le deuxième plus grand péché après la mécréance) ou de tuer sans motif autorisé.

Il y a aussi le suicide, qui mène droit en enfer, c’est l’une des interdictions la plus graves.

Allah azawajalb dit : "Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous. Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu, voilà qui est facile pour Allah." (Coran : 4/29-30)

Le Messagersaws a dit : "Quiconque se précipite du haut d’une montagne et se tue sera alors jeté en Enfer d'où il chutera éternellement sans fin.  Quiconque se suicide avec un poison gardera ce poison à la main pour l’ingurgiter en Enfer éternellement et sans fin. Et quiconque se suicide avec un morceau de fer le tiendra alors dans sa main et s’assènera des coups dans le ventre en Enfer éternellement et sans fin." (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

Ce verset et ce hadith prouvent qu’il n’est point permis de se suicider quelque soit les circonstances et que le suicide est un péché capital. Cepandant, Il est bon que celui qui envisage de se suicider sache qu’Allah azawajalb le met à l’épreuve pour tester sa persévérance et sa patience. Il doit être conscient de cette réalité et savoir que les épreuves auxquelles il est confronté peuvent lui être bénéfiques dans cette vie et dans l'audela.

Il est interdit de toucher le Coran tout en étant en étât d'impureté :

Allah azawajalb dit : "Et c'est certainement un Coran noble, dans un Livre bien gardé, que seuls les purifiés touchent ;" (Coran 56/77 à 79)

L'avis le plus répandu est qu'il faut avoir les ablutions, et cela ne concerne que le fait de toucher un coran en arabe; pour ce qui est des traductions, elles sont considérées par les Oulamas, comme des commentaires et dès lors il n'y a pas de necessité d'avoir les ablutions.

Il est interdit de toucher le Coran directement alors, que l' on se trouve en état d'impureté mineures ou majeures. Ceci est l'avis soutenu par la majorité des Oulamas. Mais il n' y a aucun mal à le toucher ou bien de le transporter dès lors qu' il est enveloppé de quelque chose.

La personne en étât de souillure majeure consécutive à l'acte intime, n'est pas autorisée à réciter le Coran. Cette souillure empêchait le Messager saws de réciter le Coran.

Le Messager saws était allé aux selles (entraînant une impureté mineure), puis, avait récité une partie du Coran et dit : "Ceci est permis à celui qui ne traîne pas une souillure majeur". (Rapporté par l'imam Ahmad)

Donc celui qui se trouve en état d'impureté majeure, ne peux se permettre de réciter le Coran, ne serait-ce qu'un seul verset.

L'adultère

L'adultère et la fornication sont tous deux désignés par le terme arabe "zinâ". Le "zinâ", sous toutes ses formes est strictement interdit en Islam et est considéré comme un péché capital.

Allah azawajalb  dit : "Ne vous approchez pas de la fornication. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin" . (Coran 17/32

Il est recommandé à l’homme de se séparer de sa femme si elle commet l’adultère en la divorçant, de peur qu’elle ne porte atteinte à son honneur en lui attribuant un enfant qui n’est pas le sien. Cependant, s’il décide de la garder, il ne doit pas avoir des rapports avec elle qu’après s’être assurée qu'une fois qu’elle a ses règles.

Le Messager saws a dit : "Il est interdit à celui qui croit en Allah et au Jour Dernier d’avoir des rapports avec une femme enceinte d’un autre homme(Rapporté par Abou Dâwoûd)

Si l’adultère est prouvé ou s’il y a confession, les époux ne doivent plus partager la même couche. Mais, le divorce n'est pas automatique, il faut qu’il soit prononcé ou signifié par écrit.

Si l’épouse s’est repentie sincèrement et que le mari en est convaincu, il a la possibilité de garder ce mariage. Mais, s’il n’y a pas de signe de repentir, il n’est pas permis à un(e) musulman(e) de rester marié(e).

La mécréance et l'apostasie

Le Coran fait allusion dans un certain nombre de versets à l’apostasie.

Allah azawajalb  dit : "... Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. ..."   (Coran 2/ 217) ; 

Allah azawajalb  dit : "Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, il vous feront retourner en arrière. Et vous redeviendrez perdants." (Coran 3/149) ; 

Allah azawajalb dit : "Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, ... " (Coran 5/ 54) ; 

Allah azawajalb dit : " Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé, le Diable les a séduits et trompés." (Coran 47/25).

Ces versets et d'autres font clairement allusion à l’apostasie après l’Islam. Aucun d’entre eux ne fait la moindre allusion à un châtiment terrestre que devrait subir l’apostat, contrairement à la sanction du meurtrier ou du voleur, la seule sanction terrible et effrayante est la Colère de Dieu.

Cette interprétation est celle qui correspond à l’esprit du Coran. Cet esprit fonde en effet la foi et la croyance sur la conviction de l’individu et sur sa guidance sans contrainte ni pression extérieure. Il fonde la foi et la croyance sur la liberté de choix la plus totale, exprimée par le passage coranique suivant : 

Allah azawajalb  dit : "... Quiconque le veut, qu’il croie, et quiconque le veut qu’il mécroie." (Coran 18/29).

Le fait que la croyance ne saurait s’opérer que dans un climat libre et après une conviction totale. Le fait que l’Islam est construit en général sur la base de l’examen divin et de la possibilité du choix entre le bien et le mal. Cela implique l’existence de forces maléfiques, ainsi que l’existence de la liberté de l’être humain à suivre ou à résister à ces forces maléfiques.

Ainsi, Satan n’a été en mesure de tenter les êtres humains que parce que c’est Allah azawajalb  Qui le lui a permis et lui a même donné les moyens et les outils nécessaires de le faire. Le Noble Coran rapporte l’entretien de Satan avec Allah azawajalb  en ces termes : " "Accorde-moi un délai, dit (Satan), jusqu’au jour où ils seront ressuscités." " (Allah) dit : "Tu es de ceux à qui délai est accordé." "Puisque Tu m’as mis en erreur, dit (Satan), je m"assoirai pour eux sur Ton droit chemin, puis je les assaillirai par-devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants."› " (Coran 7/14-17) ;  Ou encore : "... "Vois-Tu ? Celui que Tu as honoré au-dessus de moi, si Tu me donnais un répit jusqu’au Jour de la Résurrection, j’éprouverais, certes, sa descendance, excepté un petit nombre (parmi eux)". Et (Allah) dit : "Va-t-en ! Quiconque d’entre eux te suivra... votre sanction sera l’Enfer, une ample rétribution. Excite, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras, rassemble contre eux ta cavalerie et ton infanterie, associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants et fais-leur des promesses". Or, le Diable ne leur fait des promesses qu’en tromperie. Quant à Mes serviteurs, tu n’as aucun pouvoir sur eux. Et ton Seigneur suffit pour les protéger ! " (Coran 17/62-65).

Allah azawajalb a fait de cette société un terrain du libre choix, pendant toute cette durée accordée au Diable et ses tentations, jusqu’au Jour de la Résurrection. Allah azawajalb a permis au Diable d’agir comme il l’entend et Il a armé les croyants de la foi et de la croyance, pour être en mesure de résister aux tentations de ce Diable. S’Il le voulait, Dieu ne lui aurait rien permis du tout et aurait guidé à Lui toute l’humanité.

Allah azawajalb dit : "Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. " (Coran 10/99)

Allah azawajalb dit : "Même si tu désires ardemment qu’ils soient guidés... (Sache) qu'Allah ne guide pas ceux qui s’égarent. Et ils n’auront pas de secoureurs. " (Coran 16/37) ; 

Allah azawajalb dit :" Tu (Muhammad) ne diriges pas celui que tu aimes : mais c’est Allah qui guide qui Il veut." (Coran 28/56).

Plusieurs versets montrent que la foi relève de la guidance, et que la divergence avec cette foi relève de la destinée. Tout vient d'Allahazawajalb. Allah azawajalb a ordonné à Son Messager saws de se détourner des idolâtres et des ignorants, car il n’y a nulle contrainte en religion : celui qui croit ne profite qu’à lui-même et celui qui mécroit ne cause du tort qu’à lui-même également. Allah azawajalb est le Seul à pouvoir juger entre les hommes concernant ce sur quoi ils divergeaient. Plusiers verset vont dans ce sens, ce qui en fait incontestablement un fondement de la religion musulmane. 

Les chiens : 

Il nous est interdit d'avoir des chiens cher nous. Ceux qui vivent à la campagne et qui ont un troupeau et de la terre peuvent avoir un chien pour qu'il puise guider le troupeau et surveillé la terre. Sinon c'est interdit, car le chien est impure, les anges ne rentre pas dans un maison où il y a la présence d'un chien. 

Le Messager saws a autorisé d’avoir un chien dans trois situations :

  1. Un chien berger qui monte la garde contre les fauves et les loups
  2. Un chien d’élevage qui protège les cultures contre le bétail, les moutons et autres
  3. Un chien de chasse que le chasseur utilise

Quant au fait de toucher ce chien, si on le touche sans qu’il n’y ait de salive, la main ne sera pas souillée mais si on le touche et qu’il y a de la salive, cela implique la souillure de la main selon l’avis de nombreux savants.

Concernant les récipients qu’il utilise, lorsque le chien boit, il incombe de laver le récipient sept fois dont la première avec du sable comme cela est rapporté.

Le Messager saws à dit : "Lorsque le chien lèche le récipient de l’un de vous, qu’il le lave à sept reprises dont une avec du sable". (Rapporté par Abu Hurayra)

Les images ou représentation :

La question de l’image (dessinée ou peinte ou de la photographie, fait l’objet de divergences entre les savants musulmans.

Certains Hadiths montrent que ce sont les statues et les idoles qui sont interdites, et non pas les illustrations et les images qui ne sont pas en relief et qui se trouvent par exemple sur des vêtements (Hadith rapporté par Bousr (radhia allâhou anhou) et cité par l’Imâm Boukhâri r.a., confirmé par un autre Hadith de Sahl Ibné Hounayf (radhia Allâhou anhou) et authentifié par l’Imâm Tirmidhi r.a.)

Pour les images : si une image est placée à un endroit où on ne lui accorde aucune considération (sur un tapis par exemple…), selon l’avis d’une bonne partie des oulémas, il est permis de la conserver, comme le rapporte l’Imâm An Nawawi r.a. dans son commentaire du Sahîh Mouslim.

Et si elle placée ailleurs (sur un rideau, un vêtement ou accrochée au mur par exemple…), alors selon les savants des écoles hanafite, châféite et hambalite, il n’est pas permis de la garder. Mais d’autres savants (dont une bonne partie des oulémas de l’école mâlékite) pensent au contraire que, même dans ce genre de cas, il est permis de garder de telles images sous certaines conditions :

  • l’image ne doit pas représenter une divinité ou une créature à laquelle un culte est voué.
  • l’image ne doit pas être le produit d’un artiste qui cherche par son geste à imiter la création de Dieu.
  • l’image ne doit pas non plus avoir pour but de glorifier ou de vénérer une personnalité humaine.

(Certains des savants qui partagent ce second avis pensent que les images n’étaient pas permises au début de l’Islam, puis qu’elles ont été autorisées, et l’interdiction n’est restée que pour les idoles et les statues.)

En ce qui concerne la photographie

La photographie, sur ce point aussi les avis sont partagés, et ce pour la simple et bonne raison que ce procédé n’existait pas à l’époque du Prophète Mohamed saws. Pour pouvoir statuer sur la question, les oulémas ont eu recours au "Idjtihâd" (un effort de réflexion à partir des sources premières). Deux avis principaux ont ainsi été énoncés sur la question :

Certains oulémas (c’est le cas notamment d’une bonne partie des savants indo-pakistanais ainsi que ceux d’Arabie Saoudite; Cheikh Albâni r.a. était également de cet avis…) comparent la photographie à l’image dessinée, et la déclarent illicite si elle représente une créature dotée d’une âme (hommes, animaux…), sauf en cas de nécessité (papiers d’identité…).

D’autres savants (du monde arabe et ailleurs) considèrent au contraire que la photographie n’est qu’un reflet de la réalité (à l’instar du reflet qui apparaît dans un miroir) et ne peut être comparée à une image dessinée. Selon eux, la photographie est donc permise, tant qu’elle ne montre pas quelque chose d’illicite.

(Références: "Al Halâl wal Harâm fil Islam" du Dr Yousouf Qaradâwi, "Al Halâl wal Harâm" de Cheikh Khâlid Sayfoullah, "Takmilah Fath oul Moulhim" de Moufti Taqi Ousmâni et "Al Fiqh oul Islâmiy wa adillatouh" de Cheikh Wahbah Az Zouheïli).

Source

Manger de la main gauche :

En général, les actions considérées comme importantes dans la religion doivent être effectuées avec la main droite. C’est particulièrement vrai si ces actions ont été mentionnées dans la sunna comme étant méritoires.

Dans l’école Malikite, manger avec la main gauche n’est pas considéré comme un péché. Cependant, manger et boire avec la main droite est une sunna du Messager saws.

Il est détestable de manger et de boire avec la main gauche selon la majorité des Oulémas. Certains d'eux l’ont même interdit étant donné l'ordre donné de manger et de boire avec la main droite et l'interdiction de le faire avec la main gauche.

Le Messager saws a dit : " Si l'un de vous mange qu'il le fasse avec sa main droite et s'il boit qu'il le fasse avec sa main droite. Car le diable mange et boit avec sa main gauche." (Rapporté par Mouslim)

Le Messager saws a dit à Omar Ibn Salama : " Mange avec ta main droite et de ce qui est près de toi." (Rapporté Boukhari et Mouslim)

En effet, les hadiths sur ce sujet sont nombreux, il convient au musulman de ne pas violer leurs recommandations et de ressembler au diable et aux orgueilleux. Ceci est valable lorsque l’on est capable de manger avec la main droite car au cas où l'on est incapable, alors il n'y a pas d'interdiction à cela.

L'homoséxualité :

L’homosexualité est la manifestation d’un désir sexuel envers une personne du même sexe  (le terme grec « homos » signifie « le même »).  Une lesbienne est une femme homosexuelle.  De nos jours, le terme « gay » est couramment utilisé pour faire référence à des personnes homosexuelles des deux sexes. Les trois grandes religions (judaïsme, christianisme et islam) ont quant à elles toujours considéré l’homosexualité comme un péché.

L'homosexualité est clairement interdite dans l'islam et fait partie des grands péchés comme le montrent le Coran, les ahadiths authentiques et le consensus de la communauté. L’homosexualité est perçue comme une déviation perverse et toutes les écoles de pensée et de jurisprudence considèrent l’homosexualité comme illicite.  L’islam considère que l'attitude du monde occidental, de nos jours, est une réalité de notre époque, témoin d’une véritable décadence morale.

Allah azawajala dit : "Accomplissez-vous l'acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et vous délaissez les épouses que votre Seigneur a crée pour vous ? Mais vous n'êtes que des gens transgresseurs. ". (Coran 26/165-166)

Allah azawajala dit : "... Lot, quand il a dit à son peuple : "vous livrez-vous à la turpitude (homosexualité) alors que vous voyez clair". Vous allez aux hommes au lieu des femmes pour assouvir vos désirs ? Vous êtes plutôt un peuple d'ignorant." (Coran 27/54-55)

Allah azawajala dit : "Et Lot, quand il dit à son peuple : "Vraiment, vous commetez une turpitude où nul dans l'univers ne vous a précédé. Aurez-vous commerce charnel avec des mâles ?...". (Coran 29/28-29)

Allah azawajala dit : "Et Lot, quand il dit à son peuple : Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les monde, n'a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec des hommes et pas avec des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier. ". (Coran 7/80-81)

Le Messager saws a dit : "Maudit est celui qui insulte son père, maudit est celui qui insulte sa mère, maudit est celui qui égorge pour un autre qu'Allah, maudit est celui qui change les limites des terres (*), maudit est celui qui égare un aveugle du chemin, maudit est celui qui a un rapport sexuel avec un animal, maudit est celui qui pratique l'acte du peuple de Lot ". (Rappoter par Ahmed et authentifié par cheikh Albani)  

Le vol :

Le vol revêt divers aspects, on trouve le vol direct (manifeste) qui n'est autre que dérober consciemment un bien, le vol indirect ou insouciant, comme par exemple, le fait de ne pas remplir pleinement son horaire de travail en arrivant soit en retard ou en partant plus tôt, le vol dans la prière comme nous le souligna le Messager saws, lorsque l'on se montre distrait durant sa prière, le fait de prendre une chose si minime soit-elle qui ne nous appartient pas, tel un employé qui utilise le matériel de son entreprise sans que son responsable en soit avisé, prendre une enveloppe, se servir de la machine à affranchir de son entreprise pour l'envoi de son courrier personnel, cueillir sur un arbre un fruit, emprunter sans autorisation un objet qui appartient aux parents etc... Car tout bien quelqu'il soit à un propriétaire.

L'on comprend qu'il existe différents degrés du vol et qu'en l'occurence, le péché est comptabilisé selon le degré de l'acte. N'est pas Musulman celui qui vole et ceci conformément au hadith suivant :

Le Messager saws a dit : " Nul ne commet la fornication tout en étant croyant ; nul ne consomme du vin tout en étant croyant ; nul ne commet un vol ou pique un objet qui lui attire les regards tout en étant croyant. " (Rapporté par Boukhari)

Le vol est devenu une vraie plaie dans les sociétés. Mêmes les hommes politiques détournent à leurs fins personnels, les biens de la communauté qu'ils ont en charge. Les lois votées par ces mêmes hommes leur ont conféré l'immunité sur Terre.

Allah azawajalb dit : "Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu' ils se sont acquis. ..." (Coran 5/38).

Combien de gens ont travaillé dur ont dépensé d'efforts pour obtenir un bien. Ce même bien qui leur sera volé ou brûlé...

Le Messager saws dans un hadith courant a dit que même si sa fille Fatima était reconnue coupable de vol, elle aurait la main coupée.

Deux points importants doivent être ajoutés sur la sanction. Tout d'abord, le Calife Omar interdit l'application de cette peine en cas de disette (famine). La majorité des savants considère que cette peine n'est applicable que dans un Etat régit par les lois de l'Islam dès lors que le peuple ne vit pas dans une misère pauvre et qu'il est pleinement conscient de la peine qu'il encourt en cas de vol.

La justice humaine a montré tellement de laxisme dans les jugements que des fléaux tels que le vol, sont devenus actuellement banals et un mal croissant ceci pour le fait d'avoir délibérément ignoré les commandements Divins. Combien de victimes de vols ont été tués, violentés, violés, handicapés ? C'est pour cette raison que le vol doit être combattu et à ce sujet,

Un homme vint auprès du Messager saws  et lui dit : "Dis-mois si quelqu’un m’envahissait pour me prendre mes biens ?. – "Ne lui en donne pas – " Et s’il se bât contre moi ?" – "défends-toi " – "s’il me tue" – "tu seras un martyr"– "si je le tuais ?" – "Il ira en enfe" (Rapporté par Mouslim).

Le Messager saws a dit : "Au nom d’Allah, toute personne parmi vous qui prendra une chose à laquelle elle n’a pas droit, l’emportera quand elle rencontrera Allah au jour de la Résurrection. Je reconnaîtrai l’un de vous, qui rencontrera Allah, porteur d’un chameau ou d’une vache mugissant, ou d’une brebis qui bêle." Et puis il leva sa main au point de laisser apparaître la blancheur de son aisselle et dit : " Mon Seigneur, ai-je transmis ?" (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

Les jeux de hasard :

Allahazawajalb dit : "Ô les croyant, le vin, le jeux de hasard, les pierres dressées, les fléches de divination ne sont qu'une abonimation, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous reussissiez. Le Diable ne veut jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimitier et la haine, et vous détouner d'incaquez Allah et de la salât. Allez-vous donc y mettre fin ?" (Coran : 5/90-91)

La notion du bien et du mal

Le Coran nous dit que le bien, le mal et tout ce qui peut arriver dans ce monde arrivent par la Volonté d'Allah azawajalb. Nous sommes incapables de cerner Son infinie Volonté et Sagesse. Il régit Son univers comme bon Lui semble. Le Coran nous informe qu'Allahazawajalb est le Très-Sage et que tout ce qu’Il fait est bon et juste. Nous devons nous soumettre et nous rendre à Sa Volonté. Le Coran nous a éclairé par la guidance utile et suffisante pour nos besoins.

Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal fait partie des plus sublimes rôles q u’un musulman peut jouer dans sa communauté. Il est l’un des plus nobles actes d’adoration et l’une des mieux rétribuées dans cette vie comme dans celle de l’au-delà. Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal fait partie des fondements de la religion. Sa conduite est un combat dans le chemin d’Allah. La communauté qui applique les préceptes de l’Islam en ordonnant le bien et en interdisant le mal, atteint le bonheur d’ici-bas et celui de l’au-delà et reçoit le soutien d’Allah et Son appui.

Allah azawajalb dit : " Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salât, acquittent la Zakât, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allah." (Coran : 22/41).

Nombreux sont les versets coraniques et les hadiths qui montrent l’importance et la valeur de l’ordonnance du bien et l’interdiction du blâmable. Si la communauté musulmane abandonne la pratique de la recommandation du bien et de l’interdiction du mal, l’injustice et la corruption se généraliseraient en son sein et elle mériterait alors la malédiction divine, comme les mécréants issus des fils d’Israël qui avaient délaissé cette pratique.

Allah azawajalb dit : "Ceux des Enfants d’Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres ce qu'ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, ce qu'ils faisaient !" (Coran : 5/78-79).

Le Messager saws a dit : "Quiconque constate un fait blâmable doit intervenir pour le corriger par la main, s’il n’est pas capable qu’il le fasse par la langue, s’il n’en est pas capable qu’il le désapprouve dans son for intérieur, c’est là le degré le plus faible de la foi.". (Rapporté par Mouslim).

On ne va pas chercher à repérer les origines de ces mauvaises tendances pour savoir si elles sont innées ou acquises, car ce qui compte ici, c'est de souligner que les unes et les autres existent en l'Homme, qu'elles l'assaillent pour mieux le contrôler et que son salut dépend du choix auquel il succombe.

Allah azawajalb dit : "Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée ; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes, celui qui la purifie. Et est perdu certes, celui qui la corrompt." (Coran 91/7-10)

Il est un devoir de croire qu'Allah azawajalb a prédestiné le bien et le mal, mais Allah agrée le bien et n’agrée pas le mal, Il ordonne le bien et interdit le mal. Dieu est le créateur des actes des esclaves, de leurs volontés et de leurs intentions qu’ils soient du bien ou du mal. 

Le Messager saws a dit : "La foi est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en le jour dernier et que tu croies à la destinée qu’elle soit du bien ou du mal". (Rapporté par Mouslim).

La signification de ce Hadith est la suivante : les créatures qu'Allah azawajalb a prédestinées, parmi lesquelles il y a le bien et le mal.

Dieu a créé le bien et le mal, mais Il ordonne le bien et, il interdit le mal. Il récompense le bien et ne récompense pas le mal.

La prière

C’est le premier pilier de l’islam que le Messager saws a mentionné après la profession de foi, par laquelle une personne devient musulmane.  La prière a été rendue obligatoire pour tous les prophètes et tous les peuples.

Allah azawajalb dit : "Moi, Je t’ai choisi. Écoute donc ce qui va être révélé.  Certes, c'est Moi Allah : point de divinité que Moi.  Adore-Moi donc et accomplis la salât pour te souvenir de Moi. " (Coran 20/13-14)

La prière islamique ou salât (prière ; acte de dévotion) est l'un des cinq piliers de l'islam. Outre la prière surérogatoire (nâfilah), chaque musulman est tenu d'effectuer cinq prières quotidiennes obligatoires (faridah).

La prière doit s'accomplir en état de pureté : si ce n'est pas le cas, il faut pratiquer les ablutions. Les cinq prières qui sont obligatoires sont :

  • Fadjr et Sobh : c'est la prière de l'aube, avant le lever du soleil. Elle est précédée du "fajr",
  • El-Dohr : c'est la prière qui a lieu en début d'après-midi,
  • El-Asr : la prière a lieu dans la deuxième moitié de l'après-midi,
  • El-Maghrib : cette prière a lieu au moment du coucher du soleil,
  • El-Isha : la prière a lieu après le crépuscule, elle peut être accomplie à partir de la disparition complète des lueurs.

Et le vendredi, jour du Seigneur, est marqué d'une grande prière. La prière du vendredi revêt un caractère particulier, c'est la plus importante journée de la semaine.  Elle est célébrée à la même heure que la prière du Dohr, qu’elle remplace et elle doit être accomplie obligatoirement en groupe. L’imam prononce un sermon, marquée par une pause au milieu.

Le Messager saws a dit : " Les cinq prières quotidiennes et la prière du vendredi jusqu’à celle du vendredi suivant sont une expiation pour ce qui est commis entre elles. » (Rapporté par Mouslim)

Le fait d’avoir chaque jour des moments réservés pour se rapprocher d'Allahazawajalb aide le musulman à demeurer conscient de l’importance de sa foi et du rôle que joue cette dernière dans sa vie quotidienne. La prière consiste en récitations des versets du Coran (en arabe bien sûr) et en une série de mouvements : positions debout, inclinée, prosternée et assise.  Les récitations et les mouvements de la prière sont l’expression de la soumission, de l’humilité et de l’adoration envers Dieu.  Les différentes positions qu’adopte le musulman durant sa prière expriment sa soumission, tandis que les paroles qu’il récite lui rappellent son engagement envers Allahazawajalb.

Ces prières servent de rappel constant, aident le croyant et la croyante à garder Allahazawajalb à l’esprit et dans le cœur, dans le tourbillon quotidien du travail, des relations familiales et des distractions de toutes sortes.  La prière renforce la foi, réaffirme notre dépendance envers Dieu et nous aide à relativiser les choses d’ici-bas.  Pour prier, le musulman se positionne face à la Mecque, la ville sainte qui abrite la Ka’aba, c’est-à-dire l’ancien lieu d’adoration bâti par Abraham et son fils Ismaël.

Accomplir sa prière seul est permis, mais la prière en groupe à la mosquée a un mérite particulier (27 degrés supérieurs à l'individue), voilà pourquoi les musulmans sont encouragés à accomplir les prières obligatoires en groupe.  Leur visage et leur corps tournés en direction de la Ka’aba, à la Mecque, les croyants se positionnent en rangs parallèles derrière l'imam, qui les dirige dans la prière.

L’histoire de la prière, que nous accomplissons cinq fois par jour, découle de cet extraordinaire
voyage Céleste qui a scellé la forme parfaite de la Salât qui a été ordonnée à tous les musulmans

La mosquée

Les musulmans prient dans un lieu de culte appelé mosquée (ou masjid en arabe). À l’entrée de chaque mosquée, les fidèles peuvent laisser leurs chaussures, car il est interdit d’y entrer chaussé par hygiène et respect des lieux. Les mosquées abritent aussi généralement un endroit permettant aux personnes qui le nécessitent de procéder aux ablutions rituelles avant la prière. Une mosquée n'est jamais décorée de statues ou de tableaux représentatifs, car cela est interdit par l’Islam qui y voit une forme d’idolâtrie, parfois décorée de calligraphies. Les mosquées ont (dans les pays musulmans) un minaret, une longue tour en haut de laquelle le Muezzin procède à l’adhan, l’appel à la prière.

Le ramadan

Allah azawajalb dit : "Ô les croyez, on vous a prescrit Siyām comme il a été prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété," (Coran 2/183)

Le Ramadan est une obligation, sauf en cas de problème de santé, car le jeûne pourrait l’aggraver. On remarquera que le jeûne existait bien avant l’époque du prophète Mohammed puisque les autres prophètes jeûnaient aussi. C’est un mois de spiritualité pour se rapprocher de Dieu, pour travailler sa foi, faire un effort particulier dans le chemin d’Allah. De plus, c’est un mois particulier où, selon les musulmans, Allahazawajalb facilite l’accès aux bonnes actions (d’après la tradition, les shayatines, c’est-à-dire les démons, sont enchaînés aux portes de l’enfer).

Articles relatifs au jeûne

Le mariage

Allah azawajalb dit : "Parmi Ses signes Il a créé de vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous des liens de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent". (Coran 30/21)

Le Messager saws a dit : "Le monde entier est une provision et la meilleure chose au monde est une femme pieuse." (Rapporter par Mouslim)

C'est un contrat des plus importants, car il sous-entend la fondation d’une nouvelle famille, des devoirs et des responsabilités pour les deux conjoints, il n'y a pas d'engagement devant Allah azawajalb et il n'est pas indissoluble (possibilité de répudiation, existence de la polygamie), même si Allah azawajalb "déteste" le divorce. Il est toutefois religieusement codifié selon quatre critères : le consentement des mariés et du tuteur de la mariée, la virginité de la jeune fille, la dot du mari, la volonté des deux époux exprimée devant témoin (l’Islam assure en effet à la femme le droit d’accepter ou de refuser toute proposition de mariage, son silence valant pour acceptation). 

Le célibat est contraire aux principes de l'islam.

Des fiançailles (Khitba) peuvent précéder le mariage, ils permettent aux deux futurs mariés de se connaître et s’entendre (en toute pudeur et respect des convenances de la Sharî‘a). La femme (fiancée) est considérée comme une étrangère (ajnabiyya) pour son fiancé jusqu’à ce qu’ils soient mariés. Idem pour l’homme, il est étranger (ajnabiyy) pour cette femme jusqu’à ce qu’ils se marient. Les fiancés ne peuvent ni vivre ensemble, ni voyager ensemble ni s’isoler (khalwa) : cela est interdit, car ils ne sont pas encore mariés. En Islam, il y a des convenances et des conditions à respecter pour les fiançailles.

Le pèlerinage à la Mecque

Le pèlerinage à la Mecque est le cinquième pilier de l’Islam, selon plusieurs traditions, hadith prophétique. "L’Islam, c’est l’attestation de foi qu’il n’y a rien de divin qu'Allah et que Mohamed est un messager d'Allah, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône purificatrice, de jeûner le mois de Ramadan et d’effectuer le pèlerinage à la demeure pour celui qui en a les moyens." (Imam Al Boukhari et Mouslim)

L’accomplissement du pèlerinage, Hadj, est une institution divine prescrite durant la sixième année de l’hégire.

Allah azawajalb dit :  "... Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes." (Coran, 3/97)

Le pèlerinage n'est obligatoire que si nous avons les moyens matériels et physiques. Le jour du départ et celui du retour sont des jours de fête pour les familles de pèlerins.

Conditions qui rendent le pèlerinage obligatoire :

  • Être musulman(e)
  • Être sain d’esprit
  • Avoir atteint l’âge de puberté
  • Posséder les moyens matériels et physiques

Voir les articles sur les fêtes

Conditions de validité du pèlerinage :

  • Être musulman,
  • Être accompli par un être responsable, (pubère et sain d’esprit)
  • Qu’il soit accompli durant la sacralité temporelle des mois de Chawal, Dhou al Qi’da et Dhou al Hijja. Ce sont les trois derniers mois du calendrier hégirien.

En effet, le pèlerinage ne peut s’accomplir qu’en un temps bien défini et en un lieu précis. C’est pourquoi la sacralité spatiale et temporelle sont des conditions sine qua non pour la validité du pèlerinage.

Les piliers du pèlerinage :

Voir les articles sur le pèlerinage

Les fêtes

Les fêtes en islam, il y deux grandes fêtes, Aïd El-Fitr et Aïd El-Adha. Le reste des fêtes ne sont pas proprement dite fête, c'est plutôt des coutumes inventées dans les différents pays qui les pratiques.

Pour les fêtes des prières collectives sont organisées, qui incluent un sermon, sont aussi offertes les matins des deux jours de fêtes en islam.  L’un de ces jours est celui qui met un terme au jeûne du Ramadan (Aïd El-Fitr), qui est donc le premier jour du mois suivant celui de Ramadan (chawwal), tandis que l’autre est celui qui conclut le pèlerinage, ou l'Hajj (Aïd El-Adha).

Les funérailles

On se prépare toute sa vie terrestre à la vie éternelle. La mort est le passage vers la vie future, on peut connaître l'enfer, le purgatoire ou le paradis. Après les ablutions rituelles, le corps du défunt, habillé d'un linceul blanc, est enterré dans les 24 heures. Au cimetière la tête du défunt est dirigée vers la Mecque. On récite des versets du Coran avant et après l'enterrement. Après les ablutions rituelles, le corps du défunt, habillé d'un linceul blanc, est déposé à même la terre. La famille porte le deuil pendant 3 jours (40 jours dans certains pays, ce qui est une innovation) et ne doit pas être un désespoir, puis organise un repas le 40ᵉ jour après la mort (c'est encore une innovation), la famille se recueille sur la tombe et fait l'aumône aux pauvres.

La vie d'ici-bas est courtes, ce n'est qu'un passage où nul n'est éternel où les peines et les joies se succèdent.

Allah azawajalb dit : "Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au jour de la résurrection que vous recevrez votre entière rétribution. Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, a certes réussi. Et la vie présente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse". (Coran 3/185)

Le musulman doit s'y préparer avant que la mort ne le surprenne, personne n'échappe à la mort.


Wa Allâhou A’lam
Allah azawajala est le plus savant

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Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur Ton serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed saws, qu’Allah azawajalb soit satisfait de ses successeurs (califes) bien dirigés et les imams bien guidés : Abou Bakr, 'Omar, 'Othman et Ali radi allahu anhum et tous les autres compagnons radi allahu anhum et ceux qui les ont succédé et ceux qui ont succédé à ceux-là sur le même chemin jusqu’au jour de la résurrection.

Je demande humblement à Allah azawajala de m'accorder la sincérité dans l'intention et Sa Clémence et d'unir tous les musulmans 
sous la bannière du Prophète Mohammed saws afin que nous soyons parmi les gagnants le Jour du Jugement.

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